Un Esperin est visuellement une créature d’une quatre vingtaine de centimètres, de forme humanoïde, sa peau est d’un blanc laiteux en apparence aussi lisse et brillant qu’une surface de céramique et surtout sans défaut, ni le moindre angle, tant et si bien que l’on pourrait supposer, si l’être est immobile que c’est une statue si merveilleusement ouvrée que l’on en pourrait déceler le moindre coup de ciseau ou trace de moulage. La chose ne peut passer pour étant naturelle, mais nécessairement artificielle. Certains individus portent parfois une marque dont la forme couvrira le corps à la façon d’un tatouage tribal à la géométrie exagérée, la symétrie du motif concernant aussi un axe du corps…droite gauche ou devant derrière. Chaque motif est à priori unique mais il peut varier avec le temps ou même disparaître.
L’individu est généralement frêle bien qu’il existe des déclinaisons plus ou moins « rondes », elle dispose de deux mains aux doigts légèrement allongés comparés à sa propre taille, les membres inférieurs et supérieurs sont sinon en tout point comparables à ceux d’un être humain en terme de proportions. Elle se tient aussi généralement à la manière d’un homme. Il n’existe pas de distinction sexuelle visible entre les membres.
Le « visage » de la créature est très aplati au regard de ses dimensions, aussi long et large que le tronc, sa profondeur est comparable à l’épaisseur de ses mains, ce qui choque en premier lieu, sa surface est là encore absolument lisse en dehors de deux paires d’yeux totalement noirs légèrement brillants et en amande. La première paire est disposée comme le seraient les yeux d’un humain, la seconde paire se situe peu au dessus où l’on pourrait trouver les sourcils chez un homme. La forme générale varie du losange à l’ovale relativement long
Le sommet de la tête est parfois orné de légères excroissances, de formes plus ou moins rectangulaire et bien qu’ici les angles soient aussi très peu marqués, elles se situent dans le prolongement de la forme du visage et ne sont en aucune façon distinctes de celui-ci.
Un esperin ne dispose d’aucune forme d’expression à première vue, sinon ses quatre yeux qui peuvent ciller. La forme de ceux-ci évoque souvent une forme d’espièglerie mêlée de curiosité.
La peau de la créature ne porte aucune marque, et au toucher est aussi froide et rigide que de la porcelaine, cependant lorsqu’elle se meut, elle semble aussi souple que cela se peut imaginer, cette souplesse parfois totalement invraisemblable laisse à supposer que l’esperin ne dispose pas de squelette et que sa surface extérieure en tien lieu.